Bienvenue chez Elvire auteur réalisatrice photographe radioBonjour à vous bonjour à tous amis HDRiens fidèles et infidèles, avec la ville de Rouen et la radio HDR nous avons décidé de travailler en novembre sur le SIDA parce que la journée mondiale du SIDA c’est le 1er décembre. Il y a une logique. C’est donc à ce moment-là que ressortent les petits rubans rouges. Un ruban pour le dire. Avez-vous remarqué que cette idée a fait des petits ? on en met un rose pour la lutte contre le cancer du sein, un bleu pour je ne sais quoi… il doit bien en exister des jaunes aussi, des verts peut-être … ? Pourquoi pas ? On peut en effet porter des petits rubans qui annoncent la couleur : « moi je suis contre le Sida ! » ça c’est sûr. Je suis contre le cancer, contre les maladies alors allez-y, vous pouvez bien mettre tous les rubans que vous voulez, enrubanez-moi de mille et une couleurs parce que globalement je serai assez pour que personne ne soit malade et que les médecins soient au chômage. Globalement. Allez… On imaginerait un monde merveilleux où les gens ne tomberaient jamais malades. Et dès qu’un petit coup de froid, une petite fatigue, un petit stress pointerait le bout de son nez… on aurait l’intelligence de se reposer pour se protéger et hop ! on ne tomberait pas malade ! Alors là… Moi je veux bien mettre tous les rubans que vous voulez si c’est pour dire ça. Mais en même temps, au départ, je ne suis pas très sûre que c’était à ça que pensaient les créateurs du ruban rouge. Si on essaie de se rappeler un peu, au départ, le Sida touche les homosexuels. Non. Tue les homosexuels. Au départ, il tue les homosexuels et les drogués. Comme ça, c’est facile, la société ne les accepte pas encore, ni les drogués, ni les homosexuels non plus, alors le Sida passe par là et ceux qui ouvrent leurs yeux effrayés, ceux qui comprennent, ceux qui sentent, ceux qui pleurent, ceux qui aiment, sont mis face à l’intolérable. Quelle est donc cette maladie qui bousille tout le système immunitaire, qui bousille l’être humain depuis l’intérieur en le rendant complètement sans défense face à un simple rhume ? Comment est-il possible qu’un virus passe par le sperme, les sécrétions vaginales et le sang, qu’il soit donc entièrement relié à la vie, et qu’il tue ? Comment se peut-il – nous sommes dans les années 80 – comment se peut-il que des êtres humains aient tellement peur de cette nouvelle maladie qu’ils n’osent ni toucher ni regarder les malades de peur que ça leur saute au visage ? comment peut-on imaginer ça d’ailleurs aujourd’hui ? Cette maladie, c’est un peu comme une grossesse : délit de sexualité. Tiens, c’est devenu dangereux de faire l’amour. Ce n’était pourtant pas simple avant, déjà, parce qu’avant, on faisait l’amour et des fois on tombait amoureux et ça, tomber amoureux ce n’est pas toujours facile à gérer on doit bien le reconnaître. On prend des râteaux, ou des soufflets, des vents, ça fait plus mal en vrai que ce que n’osent dire les mots ; on a peur et mal au ventre, on prend le risque de s’engager des fois, on prend le risque de composer avec l’autre, de prendre le risque de ne pas le perdre… ça fait mal déjà d’être amoureux. Mais là, en plus, cette maladie pointait du doigt : vous avez fait l’amour, on ne sait pas si vous êtes amoureux donc si c’est vraiment catholique, et c’est certainement avec quelqu’un du même sexe que vous et par dessus le marché vous êtes certainement si mal dans vos baskets qu’en plus vous vous droguez ! Ben évidemment… vu sous cet angle… On ne peut pas voter pour cette maladie ! Alors forcément, quand on arbore le ruban rouge on veut dire tout ça à la fois : aimez-vous. Aimons-nous ! Protégeons-nous de cette saloperie et faisons comme on peut pour se protéger des dégâts de l’amour mais surtout aimons-nous tellement qu’on ait ni besoin d’avoir peur ni besoin de se droguer. Aujourd’hui, là, ce matin sur la radio HDR je n’ai que quelques minutes et mon temps imparti tend à être révolu, donc là, aujourd’hui, je n’ai qu’un petit mot à dire aussi discret que son image : oui, portez le ruban rouge mais surtout : rappelez vous et protégez-vous. Je ne le dirai jamais assez amis HDRiens aimez-vous, vous le ferez mieux que personne et prenez soin de vous parce que quand c’est les autres et bien des fois ça arrive froid.
En NOVEMBRE 2011 Sur HDR
de méprise en neurones
Ici, l'airR de Rien surHDR on a parlé SIDA avec le Dr Françoise Borsa Lebas du CHU de Rouen et du COREVHI
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Bonjour à vous bonjour à tous amis HDRiens fidèles et infidèles vous qui êtes jeunes ou dont l’âge de cœur reste pur, bonjour. Toute à mes pensées autour du Sida à l’approche de la journée mondiale de lutte contre le sida, je crains que mon cerveau n’amalgame les images et les idées, ma foi me direz-vous, tant que le message passe et tant qu’il est transmis celui-ci ! … Pour l’aiR de Rien nous préparons deux émissions sur le SIDA alors du coup Je vois des préservatifs partout ! Avez-vous vu, amis rouennais, la couverture du Rouen Magazine de cette semaine ? Une image simple de deux paires de mains qui prennent un café. ET bien moi j’y ai étrangement vu un préservatif à la place du sucre. Ce qui donne, vous en conviendrez, un truc un peu étrange : au premier plan les mains s’apprêtent à mélanger un préservatif dans le café ! J’étais prête à appeler pour dire à cette jeune personne que les préservatifs risqueraient d’être détournés de leur fonction et ainsi rendus inaptes à leur fonction première. Mais ouf, j’ai compris à temps que j’avais un problème. Persuadée que c’est mon cerveau qui peine à assembler les bonnes idées avec les images offertes à mes yeux, j’en ai déduis que sinon la vieillerie… la fatigue peut-être… ? Il faut bien trouver un responsable et puisqu’il n’est pas tout à fait trop tard, commencer dès aujourd’hui à inverser la vapeur, demain il sera trop tard ! Alors là, je dois vous expliquer ma grande découverte : nous avons dans le cerveau un bon gros paquet de neurones. A partir de 39 ans (donc maintenant), le cerveau cesse de fabriquer ces petites bestioles qui enrichissent notre quotidien .… ou pas… Et là – écoutez attentivement – si vous stimulez votre attention, vous nourrissez vos neurones, donc vous réveillez ceux qui dormaient. C’est pas dingue ? C’est là, maintenant, qu’il faut s’y mettre. Les neurones sont des cellules nerveuses qui ne meurent pas mais qui dorment, et que nous ne fabriquons plus à partir de notre 39ème année. Ces neurones dont la fonction est d’assurer la transmission d'un signal appelé influx nerveux ont deux propriétés : communication et traitement de l’information. En clair, ils nous permettent de réagir au monde extérieur, quand on dit « tu as deux de tensions » en réalité, on devrait dire « tes neurones sont fatigués ». Vous aurez compris avec mon histoire de préservatif trempé dans le café que mes neurones à cet instant-là étaient manifestement quelque peu atrophiés. Bonne nouvelle ! Nous ne sommes pas perdus passés un certain âge ! A tout moment, nous pouvons tellement réveiller nos neurones qu’ils resteront actifs jusqu’à nos 95 ans si nous vivons jusque là, et que nous serions même en mesure de nous lancer dans de nouvelles aventures intellectuelles si nous les avons suffisamment stimulés. Et le mieux, c’est que stimuler nos neurones passe par de simples activités de concentration, d’attention. C’est là que nous apprenons qu’il fut un temps pas si lointain où une profession était privilégiée en la matière : les chauffeurs de taxi. De par leur attention nécessaire : trouver le chemin, le bon chemin, être en vigilance par rapport aux situations extérieures, l’attention est très sollicitée, donc les neurones se réveillent. Sauf que ça, c’était valable à l’ère où les GPS ne s’étaient pas donné pour mission de ramollir notre cerveau. Parce que le paradoxe de l’être humain c’est qu’il est suffisamment intelligent pour tout mettre en œuvre en vue de devenir de plus en plus stupide. On n’y pense jamais assez ! Alors en attendant d’avoir trouvé une solution pour ne pas finir lobotomisés et légumisés, protégeons-nous sortons couverts et surtout n’oublions pas que l’amour ne protège pas du SIDA. Ne vous brossez pas les dents avant une relation, c’est un premier pas vers la protection et jouez donc du caoutchouc ! A la semaine prochaine, prenez soin de vous.
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Bonjour à vous bonjour à tous amis HDRiens fidèles et infidèles c’est bien à vous que je m’adresse aujourd’hui en ce mois de Novembre, mois de la mort. Et je suis loin de l’expression Jeune’s telle qu’on l’entend. Je veux dire par là que ce n’est pas un truc de ouf’, le truc de la mort qui tue, non, c’est à prendre simplement - comme souvent chez moi - au premier degré, novembre c’est la mort ! Novembre ouvre avec la fête des morts, enfin… fête… parlons célébration, hommage… et l’armistice de 1918. Pas belle cette guerre. Je reconnais que je n’en connais pas beaucoup qui n’ait jamais été qualifiée de « belle » je vous le concède, d’ailleurs notons précisément que si celle-ci est davantage affublée du surnom de « Grande guerre » ce n’est pas tant par son aura que par le nombre de morts auxquels elle a donné naissance. Bon j’arrête là mes jeux de mots par trop douloureux en cette fraîche matinée, je viens vers vous justement en ce vendredi pour vous parler des gestes qui sauvent ! Au départ c’est tout simple, j’ai lu un article dans un magazine, comme ça, vite fait, sur les gestes qui sauvent. Et là, nous avons une image avec deux ados, un enseignant et une reproduction de corps humain, une sorte de mannequin sans jambe et en caoutchouc. On apprend que depuis 2006 les collégiens sont tenus d’apprendre ce que sont ces premiers gestes essentiels qui augmentent de 15% les chances de survie d’une personne en détresse physique. On voit ici ou là des défibrillateurs.. oui… j’aimerai bien qu’on me dise combien de personnes meurent comme ça d’une attaque cardiaque dans la rue. Enfin, moi, en tous cas, je n’en ai jamais vu (tant mieux d’ailleurs, j’aime autant), je n’ai jamais vu de personne s’attraper le bras gauche et tomber dans les pommes ou même basiquement, on ne les voit pas beaucoup s’écrouler les gens dans la rue... si ? Enfin, moi, je suis globalement assez contente parce que ça, j’ai pas encore vu. Bon. On a mis des défibrillateurs dans nos rues et on nous dit que c’est bien. C’est sûr, à vue de nez, ça sent le « mieux qu’avant ». Ceci étant me voici relativement sarcastique alors qu’en réalité il faut tout de même dispenser 10 heures de cours à nos adolescents pour qu’ils puissent prétendre à un savoir de PSC1, traduisez Prévention et Secours Civique de niveau 1. Rien que 8 modules dont « protéger pour éviter un autre accident », « alerter les secours » et « apprendre à secourir » … Bon et puis à l’arrivée… oui, je sais, le début de ma phrase qui commence par au départ est assez haut dans mon paragraphe précédent mais je vous trouve tatillon ce matin, respirez un peu c’est l’hiver… Donc … A l’arrivée – disais-je- nous avons des jeunes adultes qui auraient bien besoin d’en apprendre un de geste qui sauve, un tout simple tout bête et tellement lié à la vie et aux plaisirs qu’elle seule sait offrir : mettre un préservatif ! ça c’est un acte citoyen ! Je me protège et surtout je protège mon ami, mon aventure, mon amant, mon mari, mon marin, ma femme aussi. Et comme on le sait ce petit morceau de caoutchouc (bien plus petit que le mannequin de pacotille qu’on fait semblant de ranimer) suscite de grands débats et suspicions, moults inquiétudes jalouses, ce qu’on ignore encore c’est comment jouer avec ! Là, il y a un vrai travail à faire. Ça c’est un vrai débat. A la fraise ou nature, de grande ou de petite taille (comme on ne sait pas toujours celle qui va servir parce que parfois on change d’amant), avec ou sans effet, c’est toi non c’est moi qui le met… Objet sinon de convoitises objet qui symbolise l’un des actes que nous aimons assez vite. Figurez vous que l’éducation sexuelle est également dans le programme, depuis 1973 (le SIDA n’existait même pas), elle est inscrite comme information sexuelle. Et vous, là, nés dans les années 70 et après, vous vous retrouvez encore comme des benêts quand il est question de dérouler ce petit objet lubrifié pourtant bien ludique si l’on s’y penche ! Faut-il vraiment tout vous apprendre ? Le plaisir pourtant bon sang ! ça fait partie de nos instincts premiers, voyons… Vivons, aimons, jouons… les gestes qui sauvent, si c’était d’abord ça à l’ère du SIDA : aimons-nous ! Aimez-vous. Jouez, pratiquez, découvrez, déroulez, mais respectez-vous, aimez-vous. Prenez soin de vous, simplement ! A la semaine prochaine, toujours vivant !Bonjour à vous bonjour à tous amis HDRiens fidèles et infidèles c’est bien à vous que je m’adresse aujourd’hui en ce mois de Novembre, mois de la mort. Et je suis loin de l’expression Jeune’s telle qu’on l’entend. Je veux dire par là que ce n’est pas un truc de ouf’, le truc de la mort qui tue, non, c’est à prendre simplement - comme souvent chez moi - au premier degré, novembre c’est la mort ! Novembre ouvre avec la fête des morts, enfin… fête… parlons célébration, hommage… et l’armistice de 1918. Pas belle cette guerre. Je reconnais que je n’en connais pas beaucoup qui n’ait jamais été qualifiée de « belle » je vous le concède, d’ailleurs notons précisément que si celle-ci est davantage affublée du surnom de « Grande guerre » ce n’est pas tant par son aura que par le nombre de morts auxquels elle a donné naissance. Bon j’arrête là mes jeux de mots par trop douloureux en cette fraîche matinée, je viens vers vous justement en ce vendredi pour vous parler des gestes qui sauvent ! Au départ c’est tout simple, j’ai lu un article dans un magazine, comme ça, vite fait, sur les gestes qui sauvent. Et là, nous avons une image avec deux ados, un enseignant et une reproduction de corps humain, une sorte de mannequin sans jambe et en caoutchouc. On apprend que depuis 2006 les collégiens sont tenus d’apprendre ce que sont ces premiers gestes essentiels qui augmentent de 15% les chances de survie d’une personne en détresse physique. On voit ici ou là des défibrillateurs.. oui… j’aimerai bien qu’on me dise combien de personnes meurent comme ça d’une attaque cardiaque dans la rue. Enfin, moi, en tous cas, je n’en ai jamais vu (tant mieux d’ailleurs, j’aime autant), je n’ai jamais vu de personne s’attraper le bras gauche et tomber dans les pommes ou même basiquement, on ne les voit pas beaucoup s’écrouler les gens dans la rue... si ? Enfin, moi, je suis globalement assez contente parce que ça, j’ai pas encore vu. Bon. On a mis des défibrillateurs dans nos rues et on nous dit que c’est bien. C’est sûr, à vue de nez, ça sent le « mieux qu’avant ». Ceci étant me voici relativement sarcastique alors qu’en réalité il faut tout de même dispenser 10 heures de cours à nos adolescents pour qu’ils puissent prétendre à un savoir de PSC1, traduisez Prévention et Secours Civique de niveau 1. Rien que 8 modules dont « protéger pour éviter un autre accident », « alerter les secours » et « apprendre à secourir » … Bon et puis à l’arrivée… oui, je sais, le début de ma phrase qui commence par au départ est assez haut dans mon paragraphe précédent mais je vous trouve tatillon ce matin, respirez un peu c’est l’hiver… Donc … A l’arrivée – disais-je- nous avons des jeunes adultes qui auraient bien besoin d’en apprendre un de geste qui sauve, un tout simple tout bête et tellement lié à la vie et aux plaisirs qu’elle seule sait offrir : mettre un préservatif ! ça c’est un acte citoyen ! Je me protège et surtout je protège mon ami, mon aventure, mon amant, mon mari, mon marin, ma femme aussi. Et comme on le sait ce petit morceau de caoutchouc (bien plus petit que le mannequin de pacotille qu’on fait semblant de ranimer) suscite de grands débats et suspicions, moults inquiétudes jalouses, ce qu’on ignore encore c’est comment jouer avec ! Là, il y a un vrai travail à faire. Ça c’est un vrai débat. A la fraise ou nature, de grande ou de petite taille (comme on ne sait pas toujours celle qui va servir parce que parfois on change d’amant), avec ou sans effet, c’est toi non c’est moi qui le met… Objet sinon de convoitises objet qui symbolise l’un des actes que nous aimons assez vite. Figurez vous que l’éducation sexuelle est également dans le programme, depuis 1973 (le SIDA n’existait même pas), elle est inscrite comme information sexuelle. Et vous, là, nés dans les années 70 et après, vous vous retrouvez encore comme des benêts quand il est question de dérouler ce petit objet lubrifié pourtant bien ludique si l’on s’y penche ! Faut-il vraiment tout vous apprendre ? Le plaisir pourtant bon sang ! ça fait partie de nos instincts premiers, voyons… Vivons, aimons, jouons… les gestes qui sauvent, si c’était d’abord ça à l’ère du SIDA : aimons-nous ! Aimez-vous. Jouez, pratiquez, découvrez, déroulez, mais respectez-vous, aimez-vous. Prenez soin de vous, simplement ! A la semaine prochaine, toujours vivant !
Un Ruban... Rouge
du civisme en caoutchouc c'est un geste qui sauve...