radio auteur réalisatrice photographeVendredi 6 Avril - à tous les étages...
Bienvenue chez ElvireBonjour à vous, bonjour à tous amis HDRiens amis terriens qui gardez encore et toujours la tête dans les étoiles je l’espère… Le nez au vent, les yeux ailleurs, l’esprit distrait et loin des impératifs du carnet de santé. Bon celle-ci, je l’avoue, tombe un peu comme un cheveu sur les vaccins, elle était pourtant nécessaire vous allez voir, ou entendre plutôt. Nous sommes le 13 avril et ici en Haute-Normandie, vous qui nous écoutez de tout là-bas à l’autre bout de la planète grâce à internet, et bien je vous le dis, ici il fait bon vivre. La pollution est à un degré suffisamment riche pour que les asthmatiques ne puissent plus sortir, et lorsqu’il crachine un peu ça ne dure même pas assez longtemps pour que nos souliers ne prennent l’eau, alors on a le choix entre rêvasser au doux printemps ou… à ce qui retient notre attention, nourrit nos émotions, tiens, là, oui, par exemple, cette belle rencontre qu’on a faite il y a deux jours et ce superbe sourire qui reste encore gravé dans nos mémoires. Bon, mais là c’est bien joli, mais les vendredis 13 nous rappellent que parfois le ciel s’assombrit alors c’est pour ça que j’y reviens : aux vaccins ! Contre la poisse on ne peut pas grand chose à priori, sauf si… vous avez mis un maximum de chances de votre côté, non ? Enfin, en tous cas, dans le doute on vaccine et il y a deux-trois trucs pas drôles qu’on est sûr de ne pas avoir. A la fin du mois, du 21 au 27 avril très exactement, c’est la semaine européenne de la vaccination. Et oui ! il faut suivre et sur HDR, nous on suit… A cette occasion j’ai découvert que nos vaccins vont bientôt être enregistrés (pour certains c’est même déjà commencé) sur mesvaccins.net, ce qui à terme devrait éviter les soucis en cas d’oubli du carnet de santé. Ou en cas de… Enfin si un jour vous vous retrouvez à devoir traduire les petits cachets signés parfois gommettés qui décorent quelques pages du carnet de santé de votre enfant pour pouvoir l’inscrire à un centre de loisirs, par exemple… Ceux qui l’ont déjà vécu, savent. Les autres… Préparez-vous. Il n’y a pas de vaccin pour ça mais peut-être qu’une préparation psychologique peut vous permettre de préserver une partie de votre chevelure intacte. Plus qu’illisible c’est incompréhensible. Naturellement, les médecins qui ont eu la gentillesse de nous piquer, collent ça où ils peuvent, ils n’ont jamais été doués en cours d’éducation manuelle et technique et ça se voit : c’est de travers, à tous les coups et en plus ça ne correspond pas aux cases. Alors après, quand on va se renseigner ou remplir des supers petits formulaires un peu trop précis… Et ben c’est la panne totale, le vide, le néant, nous voilà frappé du syndrome du muet, de la J-ai-rien-compris-de-c’qu’Ym’demandent… Les Priorix qui deviennent HBVaxpro etinfanrixquinta ou Tetra des fois, quand Prevenar et Provax ne sont pas passés à côté c’est Priorix A59CA à destination de l’antirougeole, antirubéole, antiourlitruc... je ne sais quoi et autres doses… bref, si vous avez compris quelque chose tant mieux parce que moi pas. J’ai surtout pas compris pourquoi on m’a vaccinée, moi, contre une maladie qui provoque la stérilité masculine. Jusqu’à preuve du contraire je n’ai pas encore développé suffisamment d’hormones mâles pour être affublée de testicules qui éventuellement pourraient être endommagées par une maladie que forcément je n’ai jamais eue…mais on ne me demande pas de tout comprendre. Moi, je pose des questions, c’est tout. Alors je me demande bien pourquoi on ne nous dit plus de nous vacciner absolument contre cette monstrueuse grippe H1N1 qui pourtant n’a toujours pas disparu, tiens … ? Cette question-là, elle n’était peut-être pas meilleure que les autres ? Bon alors je me tais, et à la semaine prochaine. D’ici là... prenez soin de vous !
13 avril - vaccinée contre les vendredis 13 ?
Bonjour à vous bonjour à tous amis HDRiens fidèles et infidèles. Nous avons enregistré l’émission du mois d’avril, ça raisonne avec poisson, mais je vous le dis avec sérieux : il est question en avril de donner du sens au service public ! Ce qui n’est sans aucun rapport avec les élections. Ma grand mère m’a appris qu’il fallait boire du jus de citron tous les matins pour toutes ses vitamines. Elle m’a aussi appris qu’un jour, un grand Monsieur dénommé Pasteur, avait œuvré pour nous protéger des maladies avant qu’on ne les ait, et qu’on n’avait rien trouvé contre le rhume que c‘était pour ça qu’il fallait boire du jus de citrons. Et puis a m’a mis dans les veines plein de vaccins au fur et à mesure des années, en collant des petits trucs sur mon carnet de santé que je n’ai jamais réussi à traduire. Ils faisaient pareil à mes voisins : tous ceux qui ont tel âge : tendez les bras. Alors je me suis demandé si vraiment on avait tous besoin de la même chose ? Parce que moi, j’ai beau boire mon jus de citron, je suis enrhumée depuis 10 jours, et Maurice, lui, il boit jamais de jus de citron, et il a jamais de rhume… Ma grand mère est morte sans m’avoir jamais répondu à cette question là. Alors j’ai fais une émission sur la vaccination. Et oui, dès demain c ‘est la semaine européenne de la vaccination. Donc actions de sensibilisations se démultiplient sur le sujet afin d’inciter la population à tendre ses veines aux injections. Moi j’aime réfléchir avant d’agir et cela en fera sourire plus d’un mais je vous jure j’essaie de réfléchir… Et voilà qu’autour de ma table, pour mon émission L’air de Rien, j’ai comme invités des médecins engagés qui savent évidemment bien mieux que moi de quoi ils parlent et qui m’ouvrent les yeux et les oreilles d’abord sur l’autre versan : si se vacciner était d’abord une action de santé publique ? Si on se vaccinait pour les autres avant de se vacciner pour soi ? D’ailleurs, moi, je le transforme au conditionnel puisqu’il s’agit du chemin que les mots font pour aller frapper à la porte de mes neurones mais en réalité, concrètement, eux, ces messieurs mes invités que vous écouterez vendredi prochain, ne posent pas du tout la question : pour combattre une maladie il faut parfois y aller en masse. Si en effet on considère que l’on se vaccine pour éradiquer une maladie, pour être sûr que ce petit virus ou cette bactérie ne se développe pas et n’aille pas abîmer les autres… Vous ne trouvez pas que ça a du sens ? Moi, là, tout d’un coup je me sens reliée aux autres, reliée à vous dites donc. Ben oui, qui sait, si j’attrapais une petite maladie fort désagréable ma foi mais absolument pas mortelle pour moi, par exemple, au hasard, la coqueluche. Bon, d’accord, je n’ai pas prévu d’avoir d’enfant, et je me dis que ça ne me concerne pas. Et bien oui, mais mon frère ou mon cousin ou mon voisin… Un ami plus ou moins proche mais suffisamment proche pour que je le vois débarquer dans mon salon un jour avec sa progéniture. V’lan : une petite toux, et hop ! c’en est fait du nourrisson ! Enfin... C’est un exemple, là. On se dit aussi que certaines maladies ont disparu aujourd’hui en France et qu’il faut se vacciner contre des trucs qu’on attrapera jamais, et bien on se trompe un peu parce que les petits virus et les jolies bactéries, elles voyagent, elles… Elles prennent le train, l’avion, la voiture et on les croise partout du coup. En fait, se vacciner, c’est envisager un risque qu’on croit qu’on ne prend pas… Vu sous cet angle, ce n’est pas simple. Mais comme c’est pas souvent que la médecine prévient plutôt qu’elle ne guérit.. Et comme certaines maladies sont vraiment pénibles… Moi j’ai fini par comprendre en définitive qu’on peut faire le choix d’avoir le goût du risque, ou celui de l’altruisme en fait. Certains disent qu’inoculer un vaccin n’est pas anodin pour le corps, bon, on entend, mais si notre corps peut tout à fait vivre ce petit exercice quelques jours pour être hyper protégé ensuite et de surcroît protéger les autres.. ? Peut-être que la question vaut le coup d’être posée, non ? Je me suis demandé ce que je ferais si on trouvait enfin un vaccin contre le sida. Et je crois que là… je ne me poserai pas de question : je courrais me faire vacciner et je continuerai même certainement à me protéger… Bon en attendant ce jour, je trouve que c’est dommage que Maurice ne puisse pas prendre du jus de citron pour me protéger du rhume… alors je tends mes veines, pose des questions et bois mon jus de citrons. Et puis je vous souhaite une excellente semaine : prenez soin de vous !
vendredi 20 avril - citronée vaccinée
C’est l’histoire d’une personne qui entre dans une salle et qui se met à se gratter comme ça, là, elle se gratte la tête. Alors forcément, moi je la vois faire et … comme ça, là, un peu comme vous en me lisant, je me mets à me gratter aussi. Puis finalement il y en a une autre qui arrive et qui, nous voyant nous gratter, commence à sentir quelques démangeaisons mais là, pas de chance, elle se gratte le bras cette personne… ce qui finalement nous surprend, puisque nous c’était plutôt la tête jusqu’à présent. Rien à faire, ça contamine illico mon voisin qui se met soudain, en voyant la nouvelle, à se gratter la main. En même temps, je n’ai pas osé demander aux deux s’ils avaient une intimité partagée ce qui, pour certains cas de gale par exemple, peut expliquer cela… La bonne nouvelle dans l’histoire c’est qu’en pareil cas il est possible, probable, et souvent remarqué, que cela ne soit que l’effet psychique créée par la simple vue du geste. Et puis l’autre bonne nouvelle c’est que les poux autant que la gale, ça se soigne. La mauvaise nouvelle c’est que c’est très TRES contagieux. Un câlin un peu trop proche et hop ! Le parasite arrive, se glisse sous la peau, créé ses tunnels et sème ses larves. L’autre mauvaise nouvelle est que le traitement peut provoquer de l’eczema, des fois… mais à choisir.. il vaut mieux un petit eczema qui se soigne qu’une grande méchante gale qui se propage, non ? C’est comme pour les poux : une bonne série de shampoings avec lotions et séance anti lentes au peigne fin plutôt qu’une tonte radicale mais.. radicale… non ? Enfin je dis ça… en tous cas, dans les deux cas, c’est pénible, il faut tout nettoyer mais ça se soigne. En revanche, il y a une bestiole incroyable qui porte les mêmes préjugés que nos amis les parasites qui grattent, c’est la blatte. Blatte, cafard ou cancrelat en Europe, coquerelle au Québec, ravet aux Antilles et punaise morpin à l’ile Maurice, cette bestiole a la particularité de faire croire qu’elle ne vient que chez les gens sales. Comme ses deux copains la gale et le poux. Mais en réalité point du tout, dites donc ! Il y en a dans n’importe quel type de logements et les habitants du genre humains sont très souvent bien ennuyés pour s’en débarrasser. On a remarqué, pour la petite histoire, que certains cafards pouvaient atteindre 9 cm et que d’autres (d’aussi petite taille fussent-ils) résistaient à des radiations 10 fois supérieures aux doses mortelles pour l’homme. Vous dire si le sujet est facile… On dit ici et là que les poux s’accrochent et qu’ils s’adaptent aux traitements, mais que dit-on des cafards ? Que Fukushima et Tchernobyl les ont endurcis. En même temps, soudain, avoir le cafard prend tout son sens. Cette petite bête se nourrit de restes et ne sort qu’à la tombée de la nuit. Elle reste logée dans les coins chauds et humides et elles peuvent résister un mois sans manger ni boire. En revanche, si vous pensez que leur couper la tête est le remède c’est que vous avez juste omis un détail : ce sont des insectes. Leur système nerveux central n’étant tellement pas identique au nôtre, il résiste, lui, pendant plusieurs jours, sans tête. Tiens, au final, où voulais-je en venir ? Juste à mon envie de couper la tête aux préjugés. Et comme ça dorénavant, vous ne regarderez plus les belles maisons de la même manière ! Avec tout ça, en attendant, moi, je n’ai qu’un mot à vous dire : portez vous bien, aimez vous, prenez soin de vous ; vous le ferez mieux que personne parce que des fois quand c ‘est les autres et bien ça arrive froid.
Emission l'Air de Rien avec Elvire sur HDR on a parlé Vaccinations, au CHU de Rouen... on l'écoute ICI